Vitrine des parutions

Mes livres 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Tout le monde sont juifs"Tout le monde sont juifs" ou le syndrome de Max Jacob - Récit - L'Harmattan - 2015
 « Faut-il pour être juif, être né d’une mère juive, respecter les lois mosaïques, se rendre au shabbat tous les vendredis soir, avoir été circoncis à l’âge de huit jours, être sorti d’Égypte sur les traces de Moïse, avoir été élu par un Dieu pour propager ses lois, et a contrario pour ne plus ou pas l’être faut-il renier sa mère, cracher sur ses lois de Moïse et d’Abraham, ne plus respecter le shabbat, se faire greffer le prépuce qu’un rabbin étourdi vous a ôté, retourner en Égypte en maudissant Moïse et les siens ?
 Cette chose-là vous a été mise entre les mains par la providence sans que vous puissiez trouver un endroit où la déposer, un placard où l’oublier. »
 Le syndrome de Max Jacob, ainsi défini par l’auteur, est le refus de connaître ou de reconnaître sa judaïcité et la vaine espérance d’y échapper.
 A travers des anecdotes parfois drôles, parfois émouvantes, David Nahmias s’interroge sur la et sa judaïcité.
Article de Serge Cabrol sur le site d'Encres-Vagabondes
Le retraite du berettaLa Retraite du Beretta – Nouvelles policières - BNE éditions - 2014
  Les trois courts polars, qui composent ce recueil : La retraite du Beretta, Du noir pour un sari bleu & Tête inconnue à cette adresse, nous entraînent à travers les rues du quatorzième arrondissement de Paris dans des aventures exaltantes, insolites voire parfois singulières dans lesquelles le suspens et l’intrigue nous tiennent en haleine jusqu’au bout des dernières lignes et du dénouement dévoilé.

Le rosignol d alexandrieLe Rossignol d’Alexandrie - Récit – L’Harmattan - 2012
Naïma, une jeune fille d’un quartier misérable d’Alexandrie, possède une voix prestigieuse. Un vieil homme en traversant les rues de ce vieux quartier est fasciné par cette voix. Il est pauvre et vit dans une chambre sur les toits d’un immeuble du centre-ville.
Une amitié nait entre le vieil homme et la jeune fille. Il lui fera découvrir les trésors de la chanson égyptienne sur son vieux gramophone, et l’incitera à travailler sa voix.
Peu à peu reconnue pour son talent par ses parents, Naïma entrera au service d’une matrone ancienne danseuse qui forme des jeunes filles au métier du chant et de la danse.
C’est au Caire dans un Cabaret de renom que Naïma fera ces premières armes. C’est également dans ce lieu qu’elle fera la connaissance de Houda, une prostituée cynique issue du même milieu misérable qu’elle.
Une étrange relation se nouera entre ces deux jeunes filles.

Personne ne vient plus liberer paris par la porte d orleansPersonne ne vient plus libérer Paris par la porte d’Orléans - Poésies - Editions Bérénice - 2010
La poésie est souvent urbaine. A Paris elle descend dans la rue, elle longe les trottoirs et file rôder  vers les quais de Seine, les grands boulevards ou le cœur des Halles.
Chargée de rêves et d’espoirs, on l’entend dans la voix de ceux que la ville délaisse, dans les murmures des couples que la foule avale, on la hume dans les odeurs de pavés humides, dans celles poussiéreuses des rames de métro. Et la nuit, lorsqu’elle revêt son habit de nomade, sa voix devient plus grave, son œil plus vif ; elle est la blessure du solitaire, l’espoir crevé du sans-abri. Elle devient aussi la nostalgie de nos pas effacés mais encore présents dans la transparence du temps.
Pour l’entendre, il suffit de se pencher sur l’entrelacement des rues et y voir, d’une rive à l’autre, les flashbacks des instants perdus qui erraient dans nos mémoires en attendant que l’on y revienne.
Ce recueil de poèmes est fait de cela, et aussi des pas de tous les anonymes qui, espérons-le, s’y reconnaîtront.

Alexandrie memoires meleesAlexandrie mémoires mêlées – Récit - L’Harmattan - 2004
Joseph Nahmias est né à Alexandrie en 1914. David, son fils, en 1950. La famille Nahmias y a vécu jusqu’en 1957, année où elle fut happée par le flot des expulsés qui l’a finalement conduite dans la région parisienne.
David n’a d’Alexandrie que la mémoire d’un enfant de 7 ans, c'est-à-dire, selon lui, pas grand-chose d’autre que des images diffuses ou des perceptions fugitives. S’il n’a jamais éprouvé la douloureuse nostalgie de ses aînés, il n’en est pas moins le dépositaire de leurs souvenirs pour les avoir entendus. Joseph, en revanche a emporté avec lui son passé alexandrin. Il a méticuleusement consigné dans des cahiers d’écolier ou des pages dactylographiées des listes de noms propres, de lieux ainsi que de nombreuses anecdotes. L’une après l’autre, David nous rapporte intactes les chroniques précieuses de son père, chacune sertie dans l’expression de sa sensibilité de fils.
« Mémoires mêlées » car la restitution des écrits du père provoquent chez le fils la résurgence de ses propres souvenirs et l’émergence de réflexions qui sont autant d’entrées en matière ou de post-face accompagnant le lecteur dans l’intimité quotidienne de leur Alexandrie. «(…)on finit toujours par parler d’une ville comme d’une femme (…)». 
On ne trouvera dans le livre ni pathos ni larmoiement, mais un portrait vivant d’Alexandrie qui s’étend du début du 20ème siècle à la fin des années 50. Une trentaine de récits se succèdent sans chronologie particulière car la mémoire ne connaît pas cette règle lorsqu’elle force le souvenir de tel événement, tel lieux ou de tel visage : 
« Dès que je prends la plume, dès que je me trouve devant la page blanche, elle devient cet écran sur lequel défilent mes images d’Alexandrie, film ininterrompu, avec ses acteurs, les Alexandrins et le grand théâtre de ses rues… ce n’est pas une histoire qui me vient en mémoire, mais une infinité d’anecdotes que je tente en vain de rassembler en une unité cohérente… »
Joseph Nahmias s’amuse avec tendresse du melting pot de la société égyptienne. Elève au collège du Sacré Cœur, il évoque un improbable cours de poésie rassemblant dans une même classe ses camarades issus d’au moins sept origines et religions différentes. Et chacun de réciter avec son fort accent grec, syrien, arménien les vers chantant… les collines boisées d’une France bien exotique. 
Le français dans lequel s’exprime Joseph Nahmias est certainement le résultat de l’éducation qu’il a reçue des frères du Collège du Sacré Cœur. Son écriture est élégante et raffinée. Subtile aussi est le procédé employé par David pour insérer dans les textes de son père ses propres souvenirs ou d’importantes références contextuelles. Il le fait avec une harmonie de style que, sans des repères visuels de mise en page, on ne saurait distinguer ce qui procède de la plume du père ou du fils.
Alexandrie, c’est d’abord la mer et ses plages, Sidi Bishr, Ras el Tin, Stanley, Chatby… Eskendereya se révèle aussi par la simple lecture du nom de ses rues et des ses quartiers qui sont le cadre des récits rapportés par l’auteur. On a plaisir à s’entendre prononcer : Moharram Bey, Mohammed Ali, Haret el Baatarieh, Souk El Kheit... 
Ces lieux baignés de lumière résonnent de l’appel du vendeur d’eau, ou de robabekia, du chant des sa’îdis rythmant, pour se donner du courage, leur travaux de force sur les chantiers de construction qui les emploient.
Des personnages hauts en couleur viennent animer des histoires où le cocasse épouse parfois le pathétique. Ainsi les agissements des sœurs Raya et Sekina qui, façon Mille et une nuit, nous jouent un succédané d’ Arsenic et Vieilles Dentelles. A ne pas manquer, l’incroyable journée de Habib Eshkenazi, rescapé miraculeux d’une foule déchaînée d’émeutiers xénophobes.
Au-delà de ces histoires savoureuses, le lecteur apprendra juste ce qu’il est en droit de connaître de la famille Nahmias et des tragédies insignifiantes d’une vie quotidienne heureuse. Avec pudeur, l’écriture de David Nahmias nous fait voir le film du départ, de l’installation de la famille dans une nouvelle vie, puis le terne quotidien de l’exil que vient parfois réchauffer une étincelle d’Egypte à la faveur d’une retrouvaille ou d’une carte postale . 
« Alexandrie, mémoires mêlées » est un de ces livres rares dont on retarde à dessein le moment de tourner la dernière page. 
Didier Frenkel - 6 Janvier 2005

Mister altoMister Alto- Roman - Mercure de France - 1998

«Mister Alto» sonne le mal d'amour
En même temps qu'il se glisse dans les chaussures cirées d'Emmanuel Bove au gré de « Carnet d'une fugue », David Nahmias nous livre son deuxième roman, «Mister Alto». Un même penchant pour l'insignifiance traverse l'œuvre des deux écrivains.
L'Antoine de Nahmias n'a pas grand-chose à envier aux personnages de Bove. Il n'est guère plus reluisant que Pierre Neuhart, par exemple. Employé au ministère de la Coopération, il entame tôt le matin la revue de presse concernant «son» ministre. Ses après-midis sont libres. Il les tue dans l'attente, de vitrine en terrasse, de jardin en carrefour.
Antoine est un peu écrivain, un peu paumé, un peu fantôme. Sans signe distinctif particulier. Un petit détail tout de même le distingue : c'est un accro du téléphone rose. A longueur de soirée, il lance des messages sur des répondeurs de charme. Ça lui vaut le plus souvent de bizarres conversations, entre mensonge et plaisir, inscrits dans la solitude de son petit appartement parisien.
Au début, ce n'était qu'un jeu conseillé par un ami. Quelques mots ajoutés aux chiffres de son numéro de téléphone, et le tour était joué. La machine à rencontres idéale pour un célibataire endurci comme lui !
Il s'y est mis, comme ça, pour essayer. Et puis c'est devenu une drogue. Depuis, tout son monde tourne autour de son téléphone, nommé Mister Alto. Toutes ses aventures passent par là. Il attend fébrilement l'appel. Le grand. Le sublime. Celui qui bouleversera sa vie.
Mais Antoine a pour habitude de passer à côté du bonheur. Autour de lui, des couples se forment. Des histoires prennent les tournures douces d'amours intenses. Et, comble du désespoir, c'est un peu à ses dépens que ces idylles naissent.
Pourquoi ? A cause de sa voix neutre et insignifiante, froide et libre de tout sous-entendu. C'est grâce à cette voix que Laure est tombée dans les bras d'Henri, un collègue. Laure, sa femme idéale, celle qu'il attendait à chaque coup de téléphone sans oser l'espérer...
David Nahmias a le chic pour rire des obsessions. Il se faufile, ironique, dans le vide des vies. L'humour pour arme fatale, il imagine des conversations de nuit pour solitaires en rade. Meurtrières affabulatrices, nymphomanes anonymes, midinettes en mal d'expérimentation, divorcée au bord de la déprime... Il offre à son personnage des interlocutrices aux désirs excentriques.
Pas chien, il lui accorde aussi une amie-amante fidèle - aussi rencontrée via de roses messageries. Mais il le laisse dans sa grisaille, seul avec lui-même et sans les armes d'un caractère original. En réalité ce n'était nullement dans l'ombre des autres que je me trouvais, mais bien dans la mienne, en vient à conclure Antoine, lucide.
Les filles qui répondent à ses annonces ont beau espérer un prince charmant, il se sait prince de l'ennui et de l'attente. Bove n'est pas loin. Nahmias et lui ont décidément plus d'un penchant en commun. Investigateurs, ils décortiquent des vies, dans leur horrible médiocrité. Nahmias a le sourire pour lui. Mais il a beau faire, le mal d'amour l'emporte. Le combat est inégal. «Mister Alto» est bien placé pour le savoir. Un roman très bien mené, au style qui fait mouche.
Pascale Haubruge,
 ‘Le Soir’ du Mercredi 3 juin 1998 – page 33

Emmanuel boveEmmanuel Bove – Carnet d’une fugue - Essai - Le Castor Astral - 1998
Quelques journées dans la vie d'Emmanuel Bove (1898-1945). Ce vrai-faux carnet nous fait suivre l'auteur de Mes amis en 1935, alors qu'il retouchait Le Présentiment, un de ses livres les plus emblèmatiques. Nous entrons alors dans le secret de la création, dans le creuset d'un roman en gestation. Ce carnet d'une fugue est le lien perdu entre l'homme et ses romans. La preuve de la continuité de l'espèce litteraire. 
Une étude comparative des deux versions publiées du premier chapitre du Pressentiment est proposée en annexe.

Cadavre a basse temperatureCadavre à basse température - Roman policier - Éditions de la Voûte -  1997
 

 

 

La correctriceLa Correctrice - Roman - Éditions du Rocher - 1995
La Correctrice de David Nahmias dresse le portrait pathétique d'une jeune fille qui rêve encore de perfection et d'un écrivain qui ne rêve plus.
Entre un écrivain à la vie invertébrée et une correctrice obsédée par la pureté, l'ordre, que peut-il arriver? Rien. Et ce rien-là sonne comme un glas. 
Aux marques qu'il laisse, à la modification qu'il impose à l'esprit du lecteur, on jugera de la qualité du deuxième roman de David Nahmias,La Correctrice. Quand, la lecture achevée, un flottement colle comme un morceau de sparadrap aux rêveries subséquentes, c'est probablement qu'il s'est glissé dans le livre, autre chose qu'une simple histoire. La Correctrice investit la voix d'Antoine le narrateur (ses 400 coups sont loin derrière lui et il n'a de commun avec le héros de Truffaut que son désir d'écrire).
Ecrivain sans livre (son dernier -et premier?- vient de passer au pilon), Antoine fréquente la bibliothèque du centre Beaubourg autant que les brasseries parisiennes (rue Saint-Lazare, loin de Saint-Germain). Dans la foule des anonymes lecteurs, il rencontre Lisa, une correctrice obsédée par les fautes de frappe, les coquilles, les imperfections. Il tombera amoureux, elle non. Effaçons tout de suite cette piste qui voudrait nous conduire vers une histoire d'amour à laquelle même l'auteur ne semble pas croire. Antoine, très vite, devient le faire-valoir de Lisa. Confident malgré lui comme le narrateur de Gatsby le Magnifique de Fitzgerald, il occupe une place privilégiée auprès de cette fille si peu commune. 
David Nahmias réussit in extremis à s'arracher au réalisme étriqué qui écrase le début du roman. Prisonnier d'une écriture un peu lasse, il délimite le territoire de son histoire avec des portraits de personnages que certains initiés reconnaîtront aisément (surtout dans le milieu des revues littéraires parisiennes). De même, Antoine, le narrateur, arpente les quartiers parisiens comme s'il lui fallait d'abord mettre en place le décor. Comme si, avant d'investir réellement ses héros, David Nahmias devait prendre ses repères. Du coup, nous baignons dans un univers de brasseries grises, de bibliothèques publiques, de librairies façon grandes surfaces. On s'y ennuierait réellement sans l'humour, la petite pointe d'ironie qui relève la sauce, sans, quelques fois de belles comparaisons; comme, à propos du pub irlandais où se rend parfois Antoine : "la Guiness y coulait aussi épaisse que du cassoulet". La réussite de La Correctrice ne tient donc pas dans la conduite narrative mais bien, plutôt, dans le portrait de cette fille meurtrie, qu'une ambition vaine conduit à rechercher partout la perfection. Car Lisa n'est pas seulement correctrice pour les maisons d'édition, elle est, surtout, en perpétuelle souffrance, en perpétuelle détresse face à un monde qui décidément refuse de ressembler à celui, parfait, de ses probables rêves d'enfant. Personnage pathétique, inhumain dans sa quête désespérée de la perfection, Lisa aimerait corriger les erreurs jusque dans la physionomie des êtres qu'elle croise.
Le matricule des anges - Thierry Guichard N°14 novembre 95 - janvier 96
 
Bal trappeBal-Trappe - Roman - l’Éther Vague - Patrice Thierry éditeur - 1993
« Moi j'ai fait la retraite comme d'autres ...  Ce fut une course à l'échalote comme on en n'a pas vu souvent.. .  Croyez-moi siEt autour d'elle, viennent se brûler d'étranges papillons de nuit, de jeunes gens à l'étrange ambition : écrire! devenir écrivain! Un rêve qui suffit à créer des affinités électives sans permettre pour autant à chacun de vraiment rencontrer l'autre. Les personnages de David Nahmias sont à l'image de son style : ils restent en dedans d'eux-mêmes. L'écriture joue alors le rôle d'un contrejour, comme celui qui illumine la première rencontre d'Antoine et Lisa :"Lisa reprenait un livre, l'ouvrait au hasard, et me gavait à nouveau de son flot de paroles sans se méfier du contre-jour qui me gratifiait d'un détail intime : l'aréole de son sein sous le chemisier blanc". vous voulez on pouvait pas aller plus vite, on a bien fait tout ce qu'on a pu, pour rattraper l'Armée française, des routes et des routes, des zigzags, des traites en bolide, toujours elle nous a fait du poivre...  C'est pas des choses qui s'inventent.  C'est pas de la vilaine perfidie. On était quinze millions pour voir ... » Louis-Ferdinand Céline

Bal-Trappe, récit de l'équipée du docteur Destouches, irascible prédicateur, de Mme Kérouér, veuve affolante, de Lola, ange à l'enfant, et d'Antoine,  chauffeur malgré lui.
Nos fantasmatiques personnages poursuivront, trois jours durant, de Bezons à La Rochelle, une Armée française qui ne se laissera pas rattraper.

Consulter l'extrait de Bal-Trappe sur le site Gallica de la BnF

 

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